Articles de presse

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Croire en son Destin et Oser le Vivre, 

roman de Muriel Carchon

Avec Croire en son Destin et Oser le Vivre, Muriel Carchon signe enfin son premier roman en solo. On l’attendait, sachant qu’elle avait co-écrit ses deux livres précédents, parus sous la jaquette des toutes jeunes Editions Aloès. La voilà donc maîtresse à bord, auteur à part entière d’un roman surprenant, réellement maîtrisé, porté par une puissante vitalité et des valeurs chères à l’auteur. Croire en son Destin… est un roman initiatique à dimension magique qui tranche avec l’autofiction en vogue dans l’édition française et surtout qui respire et met en scène un héros positif. Il nous entraîne en 1848 dans le sillage de Gaspard Dembrun, jeune homme frappé dès son jeune âge d’une très étrange malédiction, dont le mystère sera levé en fin de livre… Mais Croire en son Destin et Oser le Vivre est aussi un roman de voyages, autant réels qu’intérieurs, qui transporte le lecteur des eaux glaciales du Grand Nord aux Mers du Sud, en passant par l’Afrique,… la forêt guyanaise, pour terminer la course aventureuse de Gaspard à Castelnaudary. Mais là un autre voyage l’attend… Ce premier roman réussi ne laisse guère de choix à l’auteur : on attend son prochain !

Croire en son Destin et Oser le Vivre, Editions Aloès, 16€, 328 pages

 

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Troisième opus des aventures du taciturne privé Paolo Fragoni, "Le Cerbère du Canal" est un polar finement élaboré qui chasse sur les territoires du fantastique

Longtemps, le roman policier a fait figure de sous-genre littéraire, à l’écart des grandes mutations romanesques du XXème siècle. Les snobinards, lecteurs de Proust et de Joyce, le tenaient pour de la littérature commerciale tout juste bonne à distraire « le populo ». Ce n’était pas un compagnon digne de leurs bibliothèques. A l’examen, cette discrimination élitiste fond pourtant comme neige au soleil. D’abord parce qu’il n’y a jamais eu de tels cloisonnements en littérature. Il n’y a pas de grande et de petite littérature mais il y a, certainement, de bons et de mauvais romans. Et, en ce domaine, tout dépend de ce que l’auteur y apporte, qu’il s’appelle Maurice Leblanc ou Agatha Christie, Georges Simenon ou J K Chesterton. Certes, on ne peut guère, dans ce cadre-là, se débarrasser complètement de l’intrigue, des personnages et d’une chronologie plus ou moins linéaire. Mais une fois ces paramètres posés, tout y est à peu près possible.

Yves Carchon – puisque c’est lui qui nous occupe ici – est venu tardivement au « polar ». Il a commencé par écrire des romans lyriques (« Deux vies dans un vitrail »), des nouvelles (« L’envers du monde ») et des pièces de théâtre (« La cage ») – et c’est sans même parler de ses innombrables chroniques. C’est dire que c’est avec une conscience et des moyens indéniables d’écrivain qu’il a relevé ce nouveau défi. Pour bien ancrer cette expérience dans la durée, il a même créé un personnage-phare : le taciturne Paolo Fragoni, ex-limier de la police reconverti, l’âge venant, en détective privé. Deux premiers opus, particulièrement complexes et haletants, « Maudit blues » et « Le Testament des Muses », sont parus aux Presses Littéraires, respectivement en 2011 et 2012. Le principe de la trilogie n’eût donc pas été respecté sans ce « Cerbère du Canal », fin 2015, qu’il a choisi, cette fois, de publier aux jeunes éditions Aloès (dont il est le fondateur). Si la vengeance, c’est bien connu, est un plat qui se mange froid, celle méthodiquement orchestrée par le serial-killer qu’Yves Carchon met en scène est particulièrement glacée. Car il s’agit pour lui de venger un ancêtre injustement condamné plus de trois siècles auparavant. Dès lors, les cadavres vont se succéder et s’enchainer comme les signes d’un macabre rébus. De quoi relancer la mécanique cérébrale du vieux Fragoni, lequel s’est trouvé une assistante de choc et de charme en la personne de la jeune Flora Zeller, scientifique surdouée qui possède, de surcroît, des facultés extralucides. L’enquête, menée sabre au clair, nous entraine dans la région du Lauragais (que l’auteur connaît comme sa poche), particulièrement sur les berges du Canal du Midi, ouvrage historique de Pierre-Paul Riquet au XVIIème siècle et dont l’ombre plane sur tous les protagonistes de cette sombre histoire. Le dénouement – terrible comme il se doit – la fera basculer dans l’irrationnel le plus total, épilogue fantastique justifiant le titre de ce roman. Nous n’en dirons pas davantage afin que ses lecteurs – que nous espérons nombreux – en gardent toute l’appétence.

Le Cerbère du canal, Editions Aloès, 241 pages, 16 euros. www.editions aloès

Jacques LUCCHESI

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Longtemps la France fut aussi une terre d’exil, poussant bon nombre de ses enfants à chercher fortune ailleurs. Ce ne fut pas sans propager ses idées les plus ambitieuses. C’est cette double postulation que mettent ici en lumière, Muriel et Yves Carchon. Avec la liberté offerte par l’écriture romanesque.

Dans « Les Volontaires de la Nouvelle France » (sorti en 2013), Muriel et Yves Carchon dressaient le portrait d’une génération de français que la misère et les désillusions politiques avaient poussé à s’exiler en Algérie. On était en 1848, année cruciale s’il en est. Sous la plume ondoyante des romanciers, l’historien affleurait souvent, offrant un tableau édifiant de ce que fut la première vague de colonisation du Maghreb, avec son inévitable brutalité militaire mais aussi ses rêves d’une société plus juste. Qu’ils soient ouvriers, paysans, soldats ou militants révolutionnaires, les personnages créés par Muriel et Yves Carchon vibraient déjà d’une humanité qui les rendait particulièrement attachants. Une suite s’imposait pour prolonger cette fresque historique et sociale qui se subdivisait en autant de destinées singulières. Elle est venue un an plus tard avec ces « Moissons de l’Exil », roman qui établit d’ailleurs, dans son prologue, une nécessaire liaison avec le premier opus. On y retrouve ainsi ses principaux protagonistes. Voici le dévoué Jules Laforgue, médecin du village et son épouse officieuse, la belle Justine que taraude sa passion interdite pour Moktar, le fils du cheik local. Il y a aussi Baptiste Enjalbert et son frère Philippe. Le premier va devenir maire d’Aïmïa, leur village oranais, tandis que le second épousera la jeune Anna Rivière, orpheline devenue la fille adoptive du premier, avec laquelle il va fonder une famille vigoureuse. Quant à Philibert Moranday, épaulé par Victor, Odette et Emma, ils vont créer « L’Echo d’Aïmïa », petit journal appelé à grandir et à faire résonner la voix de la démocratie dans cette communauté. Tant il est vrai que le travail de la terre, pour être primordial, ne suffit pas à donner son sens à l’aventure humaine. Et que dire du flamboyant Ange Roquette - dit le Berbère -, sinon qu’il incarne le transfuge fasciné par la culture autochtone jusqu’à en épouser la cause et combattre les troupes françaises venues mater la révolte en Kabylie ?

L’unité villageoise, difficilement établie, sera brisée une nuit d‘août 1869 par une sanglante rixe qui coûtera la vie à Baptiste et Justine. La suite ne sera plus qu’une lente extinction des acteurs de cette épopée coloniale profondément inscrite dans notre histoire récente. Les plus beaux rêves d’harmonie universelle ne survivent que rarement aux têtes pensantes qui les engendrent. Cela pourrait être la morale de ce roman qui se révèle, plus de 150 ans après les faits qu’il décrit, d’une actualité brulante. Car il est en soi une clé pour comprendre une partie des tragédies de notre XXIeme siècle.

Editions Aloès, 300 pages, 15 euros. Informations et commandes sur www.editions aloès.

Jacques LUCCHESI

 

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Yves

Les Volontaires de la Nouvelle France

Roman

La Dépêche 28/11/2013

À partir de son histoire familiale - elle est fille de pied noir, Muriel Carchon a voulu écrire l’histoire de ces migrants français, premiers colons d’Algérie de 1848. Une page de l’Histoire de France méconnue et qui a pourtant concerné quelque 20 000 personnes et qu’elle cosigne avec Yves, son écrivain de mari, auteur d’intrigues policières et de pièces de théâtre. Leur enthousiasme à en parler en dit long sur le plaisir que tous deux ont pris à l’écrire et sur un ouvrage que l’on devine déjà passionnant : le périple de ces ouvriers que l’État avait envoyé de l’autre côté de la Méditerranée pour y devenir agriculteurs. C’est une tranche d’Histoire romancée avec des personnages fictifs mais bien documentée. Le challenge fut de l’écrire à deux. Lui avait l’habitude d’écrire seul. Le couple est donc parti d’un plan précis, les personnages créés par l’un ont été adoptés par l’autre, ce qui a donné lieu à de nombreux ajustements et vifs échanges afin de rester cohérent et surtout fidèle au projet initial. Des passages dans certains chapitres ont été réécrits en commun pour l’économie du récit. Le texte de chacun n’a été retenu qu’avec l’adhésion de l’autre.

Vous pouvez commander «Les Volontaires de la nouvelle France»aux Éditions Aloès,13 €, 220 pages Contact : www. editions.aloes ou editionsaloes@gmail.com.

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : Jeu 16 Juin 2016

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